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            <titleStmt>
                <title>Le Système modulaire de gestion de l’information historique (SyMoGIH): une
                    plateforme collaborative et cumulative de stockage et d’exploitation de
                    l’information géo-historique</title>
                <author>
                    <name>Beretta, Francesco</name>
                    <affiliation>Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, Université de Lyon, France</affiliation>
                    <email>francesco.beretta@ish-lyon.cnrs.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <name>Vernus, Pierre </name>
                    <affiliation>Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, Université de
                        Lyon, France</affiliation>
                    <email>pierre.vernus@ish-lyon.cnrs.fr</email>
                </author>
                <author>
                    <name>Hours, Bernard</name>
                    <affiliation>Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, Université de Lyon, France</affiliation>
                    <email>bernard.hours@univ-lyon3.fr</email>
                </author>
            </titleStmt>
            <publicationStmt>
                <publisher>Jan Christoph Meister, Universität Hamburg</publisher>
                <address>
                   <addrLine>Von-Melle-Park 6, 20146 Hamburg, Tel. +4940 428 38 2972</addrLine>
                   <addrLine>www.dh2012.uni-hamburg.de</addrLine>
              </address>
            </publicationStmt>
            <sourceDesc>
                <p>No source: created in electronic format.</p>
            </sourceDesc>
        </fileDesc>
        <revisionDesc>
            <change>
                <date>2012-04-15</date>
                <name>DH</name>
                <desc>generate TEI-template with data from ConfTool-Export</desc>
            </change>
            <change>
                <date>2012-04-13</date>
                <name>LS</name>
                <desc>provide metadata for publicationStmt</desc>
            </change>
        </revisionDesc>
    </teiHeader>
    <text type="poster">
        <body>
            <p>
                Le but de ce poster est de présenter le<hi rend="italic"> </hi>Système modulaire
                    de gestion de l’information historique (SyMoGIH), un projet né en 2007 qui a
                    développé une méthodologie permettant la mise en place d’une plateforme
                    collaborative et cumulative de stockage et d’exploitation de l’information
                    géo-historique (cf. <ref
                        target="http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/Pole_Methodes/SyMoGIH_fr.php"
                    type="external">http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/Pole_Methodes/SyMoGIH_fr.php</ref> et <ref
                        target="http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00677658"
                        type="external">http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00677658)</ref>. Il s’agira en particulier
                    de présenter la méthode de modélisation adoptée par le projet SyMoGIH, méthode
                    qui a permis la mise en place d’un système d’information collaboratif, ouvert à
                    accueillir tout type d’information géo-historique.   </p>
                <p>Le projet SyMoGIH est né de la volonté d’utiliser les nouvelles technologies afin
                    de mutualiser les données produites par les recherches individuelles des
                    historiens, données souvent perdues après la publication des travaux qu’elles
                    documentent, et aussi celles produites par des projets financés par l’Agence
                    nationale de la recherche française, dont deux étaient en cours à l’époque au
                    sein du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (CNRS-Université de
                    Lyon). L’apprentissage du langage de modélisation ERD (entity-relationship
                    diagrams) et la collaboration avec des collègues professeurs d’informatique a
                    permis de mettre en place un système collectif d’alimentation de bases de
                    données. L’intégration d’un module de cartographie et d’analyse spatiale pour
                    prendre en compte la dimension spatiale des données historiques et la volonté de
                    disposer d’un système plus robuste ont conduit à l’adoption du système de
                    gestion de bases de données (SGDB) PostgreSQL avec son extension PostGIS.</p>
                <p>Le but du projet n’est toutefois pas de produire un nouveau logiciel mais de
                    mettre à la disposition d’une communauté d’utilisateurs une plateforme ouverte
                    et évolutive permettant le stockage collaboratif et cumulatif de l’information.
                    Une trentaine d’utilisateurs et cinq projets collectifs sont hébergés
                    actuellement dans la base de données du projet. Notre but est de mettre les
                    outils digitaux au cœur de la recherche historique selon une démarche qui vise à
                    élargir progressivemnent le nombre d’utilisateurs et qui met l’accent sur la
                    formation des étudiants : une dizaine de travaux de master ont abouti grâce à
                    l’utilisation de la méthode SyMoGIH, quelques doctorats sont en cours tandis que
                    les enseignants et chercheurs du Laboratoire qui le souhaitent peuvent utiliser
                    la plateforme commune pour héberger leurs propres données. Une charte
                    d’utilisation, réglant les droits et obligations des utilisateurs, permet de
                    gérer les questions délicates de la propriété et de l’exploitation des
                    données.</p>
                <p>Le poster se propose de présenter les fondements de la méthode de modélisation
                    développée au sein du projet SyMoGIH, ainsi que les types d’exploitation
                    auxquels peuvent être soumises les données collectées. Seront évoquées questions
                    délicates que doit affronter l’historien souhaitant construire un système
                    d’information utilisable pour sa recherche personnelle mais en même temps ouvert
                    à un travail collaboratif : faut-il stocker des textes ou des données extraites
                    des textes ? Faut-il enregistrer toutes les informations contenues dans un texte
                    ou seulement celles liées à la recherche en cours ? Comment articuler la
                    spécificité de la recherche individuelle avec la mutualisation des données et
                    leur réutilisation pour d’autres recherches ?</p>
                <p>Le système d’information mis en place comprend deux volets : l’un reproduit les
                    informations telles qu’elles se trouvent dans les documents ; l’autre construit,
                    par un affinement progressif et par le croisement des sources, des informations
                    telles qu’elles se présentaient effectivement dans le monde historique étudié.
                    En termes de choix technologiques, nous avons d’abord opté pour un système de
                    bases de données relationnelles. Un travail de recherche important a été conduit
                    pendant deux ans pour la mise en place d’un méta-modèle ouvert permettant de
                    produire une modélisation documentée et perfectible de toute information
                    géo-historique qu’on souhaite stocker. La mise en place de ce méta-modèle grâce
                    à la modélisation ERD sera présentée en détail, ainsi que la distinction
                    fondamentale introduite dans la construction des données entre un niveau
                    ‘objectif’, visant le stockage collectif des informations, et un codage lié à la
                    problématique de recherche individuelle ou d’un projet.</p>
                <p>De plus, l’intégration de la dimension spatiale de la recherche a amené à la mise
                    en place d’un <hi rend="italic">gazetteer</hi> permettant de recenser et de
                    localiser tout type de lieu ou de territoire, y compris dans son évolution
                    diachronique. Enfin, la conception du système a visé une ouverture
                    multidisciplinaire et multiculturelle, permettant de stocker toute information
                    sous forme de texte typé par un code de langues selon la norme ISO 639-3.</p>
                <p>Cette approche utilisant un SGBD s’est avérée particulièrement adaptée pour le
                    volet ‘reconstitution d’un monde historique’ mais elle a montré ses limites pour
                    ce qui concerne le stockage du contenu d’une source. Depuis deux ans nous avons
                    par conséquent mis en chantier un couplage du SGBD avec l’encodage des textes en
                    xml selon le schéma proposé par la <hi rend="italic">Text encoding initiative
                    </hi>(TEI), tout en utilisan les identifiants des objets tels qu’ils ont été
                    définis dans la base de données comme attributs du balisage. Ce système est
                    particulièrement adapté à l’encodage de textes qui sont destinés à une édition,
                    sous forme papier ou digitale.</p>
                <p>En s’appuyant sur la modélisation spécifique à chaque information stockée, tout
                    utilisateur suffisamment formé au SQL peut extraire les informations qui lui
                    sont accessibles grâce à des requêtes de base, voire produire de nouvelles
                    connaissances grâce à des requêtes avancées. Les données ainsi produites sont
                    exportées, habituellement sous format cvs, et sont ensuite visualisées et
                    exploitées dans les logiciels existants de statistique, généalogie, analyse des
                    réseaux, SIG, etc. Des formations spécifiques à ces logiciels sont dispensées
                    régulièrement pour permettre aux étudiants et aux collègues d’exploiter les
                    données qu’ils ont collectées.</p>
                <p>Concernant la publication des données, il est possible de définir des populations
                    d’objets propres aux différents projets hébergés, par exemple une population
                    d’acteurs, ou d’institutions, dont on souhaite publier un choix de
                    caractéristiques sur un site web, moyennant accord des ‘propriétaires’ des
                    informations publiées. Des sites web dédiés à chaque projet peuvent ainsi être
                    mis en place à partir de la base de données collective, ne publiant qu’une
                    portion limitée d’informations. Actuellement, l’exemple le plus abouti est
                    représenté par le projet de prosopographie du patronat français issu d’un
                    financement de l’ANR (<ref target="http://www.patronsdefrance.fr/"
                        type="external">http://www.patronsdefrance.fr/</ref>). La méthode adoptée par SyMoGIH permet de
                    valoriser les données produites au cours d’un projet financé de durée limitée,
                    en les rendant directement exploitables par les étudiants ou les chercheurs qui,
                    en retour, continueront à alimenter et à enrichir les données même après la fin
                    de la période de financement du projet.
            </p>
        </body>
    </text>
</TEI>